Les Récréations

Les Récréations

Jeunes talents
Avec la Caisse des Dépôts

A quattro senza cembalo à quatre parties, mais sans clavecin !
Ici l’absence de basse continue implique une écriture équitable pour les quatre voix. Ce programme nous immerge en effet dans l’art du contrepoint, quête jamais aboutie d’équilibre et de spiritualité au-delà de la mathématique musicale. L’Art de la fugue de Jean-Sébastien BACH en est une apothéose. À l’heure des premières galanteries, cette œuvre de maturité s’inspire pourtant délibérément du Stile antico, et à travers Palestrina, du contrepoint de la fin de la Renaissance. On sait en effet par sa bibliothèque que BACH s’était véritablement immergé dans ce langage qui le fascinait...
Loin d’être un art sévère ou compassé, cette écriture contrapuntique avait pour première vocation d’être chantée, et le souvenir de cette vocalité reste présent tout le long du chef d’œuvre, jusque dans les contrepoints en miroirs ou le contrepoint IX pourtant beaucoup plus virtuose.